Notre copain le COVID et le confinement du printemps ont bousculé les habitudes d’achat de bon nombre de personnes, qui se sont tournées en partie vers le circuit court et le “consommer local”. En plein cœur de cette deuxième vague et de ce confinement winter edition, on s’est posé une question simple : s’agit-il d’une tendance éphémère ou d’un changement pérenne ? Aujourd’hui, par le biais des témoignages de Salomé, Maud et Mélanie, on s’intéresse à celles et ceux qui militent chaque jour pour de nouvelles formes de consommation. Prépare-toi. Dans la série, la Food Locale joue les Élise Lucet, voici le deuxième round. 

“Manger local” : un mode de consommation qui a le vent en poupe

Tu as dû le voir comme nous : l’épidémie a au moins eu le mérite de faire germer de nouvelles graines. En effet, depuis le printemps, le « manger local » et les circuits-courts connaissent un boom d’activité. Pour Salomé Géraud, co-fondatrice du Drive Tout Nu, premier drive zéro-déchet du MONDE (Cocorico), cette année s’inscrit dans un contexte plus général de respect des autres et de la terre. Une sorte de mood écolo-éthico-responsable qui chaque jour gagne un peu plus du terrain. 

Confinement du printemps : une période intense et inédite

Pendant le premier confinement, les paniers de fruits et légumes et autres produits secs s’arrachaient chez Le Drive Tout Nu. Il faut dire que l’enseigne (dé)culottée avait un avantage non-négligeable au vu du contexte : le drive. Des chiffres qui ont explosé, +300% par rapport à l’année précédente certaines semaines, de nouveaux objectifs et surtout de nouvelles têtes croisées entre deux bocaux ! Mais dans la petite (mais bientôt grande) enseigne toulousaine, on s’est serré les coudes. On a soudé l’équipe. Et tous ont fait de ce moment « extrêmement challengeant » quelque chose de positif. Mention spéciale au petit Joseph né seulement quelques jours avant le premier confinement ! 

La “carte locavore” : un pari réussi

Du côté de Mélanie et Marlène, on s’est retrouvé embarqué dans un pari audacieux : une ouverture en plein milieu d’une épidémie touchant les 4 coins du monde. Faut dire qu’on a connu mieux. C’est presque un euphémisme de le souligner. Alors du côté des Tarées du Vrac, il a fallu se remonter les manches et partir au charbon (sans emballage par contre, évidemment) Heureusement, pour les Tarées, l’aventure n’a pas était aussi folle que prévue. Elle a été maîtrisée malgré les difficultés aux deux néo-épicières de se constituer un joli socle de clients engagés.  

Pari réussi ? C’est aussi le cas de l’enseigne co-fondée par Salomé Géraud et son mari Pierre. D’une clientèle considérée comme plus « niche » au début, à une clientèle diversifiée et hétéroclite, le Drive Tout Nu a su amorcer sa transition. Les graines germent et ça fait plaisir à voir.

“Consommer local” : une tendance incertaine après le confinement ? 

Selon l’Observatoire Société et Consommation, qui étudie les comportements des consommateurs : 53% des français déclarent que la production nationale ou locale influera davantage leur consommation après la crise. On se demande quand même si cette tendance réussira à s’inscrire de manière pérenne dans nos habitudes alimentaires. Du côté des Tarées du Vrac, on est réaliste. « Ce n’est pas la révolution qu’on attendait ». La plupart des gens n’ont pas attendu cette crise pour devenir des consommateurs engagés. Beaucoup ne se sont pas non plus réveillés un matin avec des aspirations nouvelles. Mais no panic, on souligne le positif et on montre qu’il suffit d’un petit nombre pour faire changer de position les autres. 

En effet, Mélanie et Marlène nous l’expliquaient, « quelques consommateurs se sont rendus compte que les producteurs locaux s’étaient décarcassés pendant le confinement » Chez La Food Locale, on tient aussi à les mettre à l’honneur. Elles, eux, celles et ceux qui nous nourrissent. Chez l’enseigne naturiste (oui, on avait envie de faire la blague, pour la énième fois, c’était trop tentant), on parie sur l’avenir. Salomé Géraud, co-fondatrice du Drive Tout Nu, l’a bien exprimé. « On se bat pour ça ». La clé, c’est que les gens soient bien informés. Un seul maître mot : la TRANSPARENCE et la simplicité d’usage et d’accès. 

“Consommer local” : quid de l’avenir ? 

La multiplication des enseignes locales et des magasins vrac à Toulouse te le montre bien. Il y d’ailleurs certainement un commerce de la sorte à deux pas chez toi. On est sur la bonne voie. Pour certains le saut peut paraître grand, mais le jeu en vaut la chandelle (Oui, on a le droit de parler comme des moines tibétains nous aussi)  Chaque jour, de plus en plus de consommateurs font des choix éclairés. We have to keep fighting

C’est tout pour nous. On rend l’antenne. On espère que cet article t’aura plus et intéresser. Pour retrouver Marlène et Mélanie, direction l’Épicerie 100% engagée, les Tarées du Vrac aux Chalets. Découvre ici, leur fiche sur La Food Locale. Pour aller faire un coucou à Salomé et aux bocaux du Drive Tout Nu. Il n’y a maintenant pas une mais deux adresses (Hourra !), il faudra faire ton choix entre Beauzelle et Balma-Gramont (et bientôt Montaudran) Tu n’as plus qu’à cliquer ici pour en savoir plus.

Tu penses que nos assiettes doivent s’engager plus ? Mon petit doigt me dit que cette rubrique devrait te plaire !

Photo de couverture : Le Drive Tout Nu