Tu as une passion pour la mozzarella, la burrata, la stracciatella et tous les fromages qui se terminent en A ? Alors n’hésite plus ! Réserve un atelier à la Laiterie Toulousaine ! En plein cœur de la ville, Anthony fabrique ses propres fromages et propose des cours aux fans et aux gourmand.e.s. Et nous, comme on est beaucoup des deux, on n’a pas hésité à s’inscrire.

Il est 16h quand nous arrivons au pied de l’immeuble qui héberge la laiterie d’Anthony, en plein cœur de la ville*. Il nous accueille chez lui, sous les toits, où il a créé la première laiterie urbaine toulousaine dans une petite pièce de son appartement. Aujourd’hui, le sympathique entrepreneur s’installe dans un local plus grand quartier Saint-Cyprien mais la formule «atelier» reste la même. Nous sommes trois, prêts à nous attaquer au caillé de lait préparé par Anthony et à réaliser notre première Buratta.

Avant de pénétrer les lieux, on est venu avec nos contenants, on a enfilé sur-chaussures, tablier et charlotte. Une fois dans l’atelier, notre hôte se présente. Cet ancien ingénieur ferroviaire s’est reconverti par passion pour la cuisine et s’est formé dans une école de fromagers à Aurillac. Depuis, il fabrique ses produits en plein centre-ville, qu’il vend dans certaines épiceries, à la Ruche qui dit oui, et directement aux participants de ses ateliers. Chance.

La Laiterie Toulousaine : des ateliers, mais pas que

Mais revenons à nos bufflons. Nous sommes là pour tâter du caillé. Il s’agit, en le trempant dans de l’eau très chaude, de l’agglomérer, de le travailler, de le faire filer et de le rendre élastique pour le garnir de crème et de stracciatella avant de le refermer en formant une boule. Alors, un : non la Stracciatella n’est pas un parfum de glace ou de yaourt mais bien des morceaux de fromage filé. Et deux : non, l’exercice n’est pas aisé mais la pédagogie et la sympathie d’Anthony rendent nos échecs beaucoup moins difficiles à assumer. On en rit de bon cœur, même. 

En deux heures, on arrivera quand même à faire pousser une boule de mozzarella entre nos doigts et à remplir un grand pot de stracciatella. Fiers. A la fin de l’atelier, on partage aussi le pot de l’amitié. Une jolie bouteille de rouge nature et les autres fromages de la gamme d’Anthony que l’on aura rapidement envie d’acheter. Le tout, dans le respect des gestes barrières. Quand l’heure du départ sonne, on sent si bien qu’on voudrait bien encore pousser le bouchon et rester un peu. Mais il y a couvre-feu. Alors on se dit qu’on y reviendra. Et que cette fois-ci, on réussira à la faire, notre burratta, au lieu d’aller l’acheter pour impressionner les copains, chez un autre fromager. Mais chut, ça c’est un secret.

La Laiterie Toulousaine, 4 rue Courte 31 300 Toulouse (métro Saint-Cyprien)
70€ l’atelier de 2 heures